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Pour la première fois, la journée mondiale du Commerce équitable et solidaire a été célébrée, cette année à Madagascar.Ainsi, l’Association nationale du Commerce équitable et solidaire de Madagascar (ANCESM), avec l’appui du ministère du Commerce, a pris l’enceinte de la société Codal pour cadre physique de la tenue de cette manifestation d’envergure internationale. S’étant étalée sur deux jours (11 et 12 mai derniers) pour le compte de la capitale – la célébration étant organisée dans d’autres villes du pays dont Ambositra, Antsirabe ou Manakara – cette première expérience des acteurs nationaux dans le domaine a surtout mis l’accent sur une meilleure sensibilisation à entreprendre dorénavant autour du concept équitable, à l’endroit des producteurs mais également des consommateurs locaux ; toutes filières confondues.
D’après les explications de la présidente de l’ANCESM véhiculées dans son discours du vendredi 11 mai à Ankorondrano, une telle entreprise est bonne pour inciter les gens à prendre comme référence la notion de commerce équitable et solidaire en vue de faire usage, dès maintenant, des principes fondamentaux de celle-ci ; au niveau des modes et des modalités de production à faire valoir d’une part, et sur le plan des modes de consommation d’autre part. En plus concret, selon cette responsable de l’Ancesm, cela devra se traduire, dans un premier temps, par des engagements plus poussés venant des diverses instances ou entités locales de production pour pouvoir, par la suite, orienter la masse vers la consommation de produits de qualité et qui, en outre, sont en phase avec les exigences actuelles du commerce international. D’un autre point de vue, la présidente du Comité interministériel d’appui au Commerce équitable et solidaire (CIACESM), lors de la cérémonie d’ouverture de ce vendredi-là, avait tenu à informer le public local sur les procédures en cours actuellement visant l’adoption du projet de loi portant avenir du commerce équitable et solidaire à l’échelle nationale. « Nécessitant une forme plus efficace d’entraide entre les acteurs des secteurs privé et public en vue de sa concrétisation, le projet de loi en question devrait normalement faire l’objet d’examen au niveau des deux chambres du parlement, en session ordinaire actuellement », a-t-elle renseigné à ce propos.
Remplaçant le ministre du Commerce dans le cadre de cette célébration, le SG de ce département avait axé son discours sur l’importance du respect et de la confiance mutuels à faire preuve au sein des instances locales de production et de consommation ; dans le cas où le pays souhaite vraiment promouvoir le commerce équitable et solidaire en vue de son développement durable. Considérant le commerce équitable comme une arme à la portée des pays en développement pour lutter contre les formes d’exploitation humaine constatées encore en ce moment dans plusieurs pays du monde, ce responsable ministériel avance que ce type de commerce devrait donc faire office de levier à un développement mieux harmonisé à l’endroit de l’ensemble des pays du Tiers monde.
La Gazette de la Grande Ile, 14 Mai 2012
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